25 Fév 2018

Groovy Aardvark/ Anonymus: Critique et photos de la soirée pré Rockfest (2018)

Une soirée à guichet fermé pré Rockfest avec plusieurs groupes qui se partagent une même scène dans la petite salle qu’est Le National ça ressemble à quoi? Ce sont 9 groupes de la scène musicale québécoise qui s’étaient réunis dans le cadre d’une soirée bénéfice pour les CALACS (centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel).

C’était les Horny Bitches qui ouvraient la soirée. Malheureusement, le concert a commencé 30 minutes plus tôt que je le croyais, me faisant arriver à la moitié de leur performance punk que j'ai bien aimé pour ce que j’en ai vu.

Comme l'organisation nous l’avait prédit, une animatrice venait faire des gagnants pour des billets pour le Rockfest. Elle aura fait diverses animations tout au long de la soirée pour les précieux laissez-passer ainsi que pour présenter certains artistes.

Le 2e groupe, Story Untold a vite pris possession de la scène avec son punk rock "skateux". Le chanteur a un look plutôt jeune avec sa casquette à l’envers, sa chemise déboutonnée sur un t-shirt et son pantalon troué. Leur musique est bonne et les gens déjà nombreux les observaient en participant sporadiquement lorsque le chanteur intervenait. Vers la fin, il a nargué la foule en annonçant qu'ils allaient jouer une reprise de "Cannibal Corpse" mais en réalité, c’est une chanson de Sum 41 qu’ils ont entamé.

Quand Max Lemire le chanteur de Dance Laury Dance est arrivé sur scène, la foule l’a acclamé joyeusement. Il n’a pas perdu de temps à faire des jokes avec le public. Dès le début de leurs 30 minutes, un trash imposant prend forme sur le parterre. Ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus en concert et j'ai adoré, tout comme les fans qui ont maintenu le trash en vie jusqu’à la toute dernière note. Leur musique était très Rock&Roll et le party était solidement pogné.

Avec autant de groupes, les changements fréquents étaient réglés au quart de tour sauf pour celui de Brown, qui m'a semblé interminable. C'est un homme avec sa guitare et un chapeau au couleur nous rappelant la Jamaïque qui a d’abord fait son apparition. (Sans grande surprise, ça s'est mis à sentir le pot.) Il a été rejoint par Brown et un autre homme. Plus tard, nous apprenions que l'homme est le père du personnage principal! Le gros "beat" rap a été accueilli gaiement mais ça ne m’a pas du tout interpellé. Tout ce temps à attendre pour ça? Vraiment?!

Deadly Apples, le groupe du fondateur du Rockfest, a pris son tour avec le support visuel de 3 écrans. Accueillie avec un enthousiasme divisé, la musique rock/industrielle que je n'avais jamais entendue auparavant m'a laissé plutôt indifférente. Alex Martel est resté discret sur la scène, allant souvent en retrait près de la batterie. Il a chanté toute une chanson en se confondant à un des écrans, ce qui n’a pas aidé à sa présence scénique par moments. Même que certaines des chansons se terminaient trop abruptement. À un moment donné, il s’est mis à lancer des bouteilles d’eau dans la foule, comme si le feu était pris dans le public. Intervention pour le moins désagréable que plusieurs spectateurs ont dénoncée par la suite. Les écrans trop lumineux étaient agressants pour nos yeux compte tenu de l'exiguïté de la salle. C’est durant la chanson « Further » que le public s’est montré le plus enthousiaste.

Je connaissais Hugo Mudie pour ses innombrables projets mais c’était la première fois que j'entendais son petit dernier, Mudie. Toujours aussi charismatique, il s’est adressé aisément à la foule et le groupe de 5 musiciens ont débuté avec force. La musique m'a beaucoup plu avec ses touches d’électro subtiles au passage, rythmée et très punk. Fidèle à lui-même, Mudie théâtral, se lançait partout. Ça faisait longtemps que le parterre n’avait pas autant grouillé (depuis DLD). Suivant le thème de la soirée, il a fait un hommage aux filles en laissant 10 minutes de son temps de scène à un groupe (Vulvets) uniquement féminin. Malheureusement, le micro de la chanteuse ne fonctionnait pas alors on a eu droit à un passage instrumental seulement.

Pépé a ensuite embarqué sur les planches, un ukulélé à la main. Sa prestation divisée en 2 actes, d’abord avec son ukulélé ensuite avec sa guitare, s’est voulu humoristique du début à la fin. Il a interagit et rigolé avec l’auditoire, l'ambiance était relaxe et festive.

La soirée coulait parfaitement et le tour du quatuor Anonymus est enfin arrivé pour nous défoncer les tympans avec leur trash métal rapide. Ça n’a pas pris de temps que le parterre s’est enflammé comme on ne l’avait vu jusqu’à maintenant, faisant tomber plusieurs fanatiques. Les gens en état d’ébriété avancé avaient l’air dans un état second, semblant ne plus avoir conscience de ce qui se passait. La musique solide rentre au poste sans fausse note. Très rassembleur, Oscar Souto, le chanteur, encourage la foule à continuer malgré leurs airs fatigués. Une panne d’éclairage (le son n’a pas été affecté) a ensuite eu lieu et Souto a eu la brillante idée d’inviter les gens à les illuminer à l’aide de leurs cellulaires pour pas qu’ils se trompent de "frets". Prestation plus que réussie, couronnée par l’annonce de la venue d’un nouvel album en 2019 pour les 30 ans du groupe.

Finalement, Groovy Aardvark est arrivé, Vincent Peake vêtu d’une robe de chambre (Il voulait se sentir comme dans son salon, le temps d’une chanson). Les gars ont entamé une première pièce instrumentale. Les gens sur le parterre se bousculaient doucement, c’était tranquille en comparaison d’avec l’acte précèdent. Le groupe a joué plusieurs titres connus par tous dont ‘’Y a tu Quelqu'un’’, ‘’Le p’tit bonheur’’ et ‘’ Imposer de s’imploser’’ en dédicace spéciale pour l’événement. J’ai adoré la présence scénique et les discours toujours humoristiques de Peake.

Globalement, ce fût une superbe soirée qui a fini un tantinet tard! L’organisation avait laissé sous-entendre qu’on aurait droit à des scoops mais il fallait être attentif aux discours des artistes pour les capturer. Selon un commentaire facebook de Martel, Groovy Ardvark, Brown, Mudie et Story Untold seraient de l’édition 2018 du Rockfest.

La 13e édition se déroulera du 14 au 16 juin 2018. Il est encore possible d’acheter vos laissez-passer ici : http://www.montebellorockfest.com/

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