28 Fév 2018

UDO : Critique et photos du spectacle de Québec (2018)

Armé de ses 65 ans, Udo Dirkschneider revient avec son groupe dans la capitale nationale, après un peu plus d’un an d’absence. Udo a quitté Accept en 2005 afin de former son propre groupe, avec qui il interprétera ce soir les plus grands titres d’Accept.


Le spectacle comment avec un groupe de Québec, Ultra Raptor. Le groupe entre sur scène malgré la foule peu nombreuse. Ils commencent en force avec un métal rapide et efficace. À travers les chansons qui parle de dinosaures, le groupe libre avec précision sa performance. Le groupe a malheureusement eu de la difficulté à briser la glace, la communication n’était pas à son meilleur avec la foule, et les membres étant assez statiques. Mais il faut dire qu’à ma grande surprise, il s’agissait de leur premier spectacle. Prenant ceci en compte, ce fut une excellente première performance.

Fut ensuite le tour du groupe ‘’Elm Street’’, groupe de l’Australie, de faire son apparition sur scène. La première pièce, Face The Reaper, met tout de suite le ton à ce qui s’en vient. Du gros Heavy Metal, très trash. Le groupe me fait penser à du Kreator, avec un vocal encore plus agressif. Tout au long de la performance, le quatuor a su garder le public énergétique et mouvementé. Mission réussie pour le groupe qui jouait pour la première fois dans la ville.
Mention spéciale pour la reprise de Quiet Riot : Bang your head, qui a énormément plu à la foule.

Finalement, le clou du spectacle, c’est au tour de Udo et son groupe de faire apparition sur les premières notes de ‘’The Beast Inside’’. Le groupe de Dirkschneider est sur scène, sous les cris de la foule. Ensuite le vocal de Dirkschneider se fait entendre, mais aucune trace du chanteur pour l’instant. C’est après quelques lignes vocales qu’il fait son apparition au grand plaisir des fans impatients. Je dois avouer qu’à 65 ans, j’avais une crainte concernant la performance vocale qu’il allait livrer. À ma grande surprise, le chanteur allemand est encore en parfaite forme vocale et est capable de donner une performance remarquable.

Le spectacle démarre tranquillement et la glace n’est pas encore tout à fait brisée, mais ne tardera pas. Les musiciens bougent énormément sur scène, et la foule se dégêne tranquillement. Lors de la troisième pièce, Bulletproof, Udo fait claquer la foule des mains. C’est lost de la quatrième pièce, Midnight Mover, que tout s’enclenche. La foule se met à bouger, chanter, et l’énergie se transporte sur la scène, car le groupe semble plus énergétique.
Entre les chansons, Dirkschneider se prononce toujours à la foule, et celle-ci lui répond. Donc très bonne communication pour Udo.

Le spectacle s’enchaîne avec Slaves to metal, Another second to be et protector of terror. Le groupe se retire de la scène quelques secondes pour revenir avec deux pièces plus calmes, London leatherboy et Fight it back. La voix est toujours aussi bonne. Le groupe revient ensuite avec la pièce Cant stand at night, question de remettre le spectacle sur son ton d’origine. La foule se donne à cœur joie dans le refrain et chante avec le groupe, tout comme dans la pièce suivante, Anamos la viela. Mais c n’est pas fini, le groupe en rajoute avec la pièce Stone evil. Sous le rythme de la pédale double, nous pouvons apercevoir un petit ‘’moshpit’’ apparaître devant la scène.

Le groupe y va ensuite de plusieurs succès tels que; Breacker, Hard Attack, Love child Objection Overruled et Russian roulette. C’est finalement le temps du rappel.

Sous les cris des fans qui en redemandent, Udo revient sur scène avec son guitariste pour commencer la pièce Princess of the dawn. Un moshpit réapparait, et la foule chante comme jamais depuis le début du spectacle. Le groupe nous livres ensuite Metal heart, Fast as a shark, et non la moindre, Balls to the walls.

En résumé, ce fut un spectacle qui se veut sincère pour les fans et sans artifices. Un Dirkschneider encore bien en voix et des musiciens à couper le souffle. Je crois que personne n’est reparti avec une idée négative de cette performance généreuse.

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