18 Mar 2018

The White Buffalo : critique et photos du spectacle à Montréal (2018)

19h30, la salle est pratiquement pleine et le spectacle commence seulement dans 30 minutes. Ce n'était donc pas un caprice de déménager le spectacle du Petit Campus à l'étage du haut. The White Buffalo attire une bonne foule à Montréal. Le fait d'avoir un Canadien, Matthew Barber, en première partie n'a certainement pas nui non plus. 

C’est seul sur scène que s’est présenté Matthew Barber, avec sa guitare et, le temps de quelques chansons, son piano. Un spectacle au Petit Campus le soir de la St-Patrick signifie que beaucoup de gens étaient de très bonne humeur (éthylique), en vert et contre tous. J’ai trouvé la foule près de la scène un peu… inattentive au pauvre Matthew, qui s’efforçait de nous présenter ses chansons. La moitié de la foule était attentive et l’autre était désintéressée. J’ai même entendu une personne dire, plus fort que la chanson, qu’elle n’avait jamais entendu ce chanteur, ce qui est assez ironique.

Ceux qui l’ont écouté ont pu découvrir un univers intéressant, intimiste (sensation renforcée par sa prestation solo), et variée. Il a pris le temps de jaser avec la foule, nous présenter ses chansons et se présenter, lui. Ses chansons sont très imagées… parfois un peu obscures, ce qui a peut-être favorisé le manque d’attention. Il nous a présenté une dizaine de chansons provenant des albums Ghost Notes, True Believer et Big Romance. Il nous a aussi annoncé la sortie d’un nouvel album au mois de mai. Il a ensuite terminé son spectacle avec une chanson de Van Morrisson, And It Stoned Me, en l’honneur de la St-Patrick. Encore une fois, peu de réactions dans la foule. Personnellement, j’ai bien aimé sa prestation et j’ai trouvé ses chansons engagées, comme On the 505, plus intéressantes que ses chansons d’amour ou d’état d’âme.

C’est sous des applaudissements nourris que Jake Smith, alias The White Buffalo, est entré sur scène avec ses deux musiciens. Je l’avais remarqué la première fois que je l’ai vu sur scène, The White Buffalo a une très forte présence scénique. Pas besoin d’artifices, de discours, ses chansons parlent d’elles-mêmes. D’ailleurs, il ne fera que très peu d’interventions durant son spectacle. Il nous aura servi 23 chansons en presque deux heures, et j’en aurais pris plus.

Le constat que j’ai fait rapidement est qu’en formule groupe, The White Buffalo est transformé. Autant en solo, il est intense et dramatique, autant en groupe il s’amuse et a du plaisir sur scène. Il interagit constamment avec son bassiste et son batteur, leur lance de grands sourires, va les rejoindre au centre de la scène, etc. Montréal était le dernier arrêt de sa tournée; c’est peut-être ce qui explique pourquoi le groupe avait l’air autant de bonne humeur; d’un autre côté autant les gens avaient été indifférents lors de la première partie, autant ils étaient enthousiastes à chacune des chansons et des interventions du chanteur et guitariste.

The White Buffalo était à Montréal pour nous présenter son nouvel album, Darkest Darks and Lightest Lights, mais il a quand même puisé dans tout son répertoire pour nous présenter une prestation assez variée. Évidemment, les chansons en vedette dans Sons of Anarchy sont celles qui ont retenu le plus l’attention. Come Join the Murder, The Whistler, Oh Darling, What Have I Done et Wish It Was True ont reçu les acclamations les plus bruyantes.

Le mélange de Folk, de Folk Rock et de Country a su plaire à la foule qui s’était déplacée. Le Café Campus était plein à craquer. Les gens chantaient, riaient, avaient beaucoup de plaisir, puis devenaient silencieux devant les chansons plus intenses et prenantes. The White Buffalo nous a offert une prestation plus qu’excellente; modeste dans sa forme, mais très intense dans sa livraison. Une magnifique soirée.

Lu 2534 fois Dernière modification le dimanche, 18 mars 2018 10:19
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