16 Avr 2018

Ministry : Critique et photos du spectacle de Montréal (2018)

J'ai eu la chance de pouvoir assister pour une 5 ou 6 ième fois à un spectacle de Ministry. Je ne m'en cache pas, c'est définitivement un de mes groupes préférés dans ma salle préférée.

Petit changement de programmation : l'absence de Chelsea Wolfe dû à un bris mécanique sur leur autobus a semblé créer une déception chez de nombreux amateurs. Personnellement, après avoir fait mes recherches car je ne la connaissais pas, son absence ne me déçoit pas du tout. Question de goût bien sûr et pour ce que j'en sais, leur prestation en spectacle est peut-être absolument splendide.

Le trio The God Bombs, de New York ouvre donc le bal avec leur électro-punk-trash-industriel. J'ai personnellement bien aimé. Un peu vide à mon goût mais ils se sont certainement donnés à fond pour mettre la foule dans l'ambiance. Jolie clôture avec une reprise de The Cure et un de flashback de Ministry. La foule leur rend bien leurs efforts mais on voit que ce n'est pas eux qu'ils sont venus voir.

Ministry démarre enfin la machinerie lourde et on comprend tout de suite qu'on n'est plus ici pour rigoler. L'intro du dernier disque (AmeriKKKant) fait office d'ouverture, tout le monde se présente sur scène habillé en manifestants (foulards, masques, etc.) et ont enchaîné tout de suite avec Twilight Zone. La troupe se met rapidement dans l'ambiance et le public les suit volontiers. Al est décidément en forme et bien qu'il ne soit pas du genre à courir dans tous les sens pour couvrir l'étendue de la scène, sa présence en impose. Burton C Bell de Fear Factory se joint au groupe pour Victim Of A Clown. C'est une combinaison de voix qui frappe fort et qui fonctionne. On y va ensuite avec des pièces d'albums antérieurs : Punch In The Face de From Beer To Eternity, Senor Peligro, Lieslieslies et Rio Grande Blood de Rio Grande Blood. Le choix des pièces est efficace et l'énergie de la salle ne fait qu'augmenter. Burton revient pour continuer le dernier opus avec We're Tired Of It et Wargasm. Personnellement, je suis un fan de Fear Factory donc j'aurais quand même aimé entendre un peu plus de Burton sur d'autres pièces du répertoire mais bon, on se contente de ce que l'on a. Antifa termine la sélection musicale du dernier album et après nous avoir remercié, en quelque sorte, d'avoir enduré ses délires politiques, on se lance dans les classiques de jadis. Just One Fix, N.W.O., Thieves et So What. Wow, la foule est en feu et l'ambiance est à son comble. Pour le rappel, Al nous offre un "You guys are great!" et semble sincèrement touché. C'est Bad Blood de Dark Side Of The Spoon qui va clôturer la soirée.

Outre le bassiste Tony Campos qui prend ses aises un peu partout, tout le monde reste légèrement planté sur leurs positions. Curieusement pour moi, ça n'enlève rien au spectacle. Tout le monde est en grande forme et nous le démontre bien.

J'ai passé une soirée absolument splendide, comblé musicalement avec des nouveautés et des classiques. Des prestations de tout le monde qui semblait en feu. Je n'avais essentiellement rien de plus à demander.

Lu 2053 fois Dernière modification le lundi, 16 avril 2018 12:55
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