18 Avr 2018

The Darkness: Critique et photos du spectacle à Montréal (2018)

Vous vous rappelez du groupe britannique The Darkness qui a connu un moment de gloire en 2003 avec son ‘’One Hit Wonder’’ I Believe In A Thing Called Love? Eh bien, rassurez-vous, le groupe existe encore et il s’est arrêté au théâtre Corona mardi soir dans le cadre de sa tournée ‘’Tour de Prance’’ pour nous présenter son dernier album, Pinewood Smile.

C’est un groupe appelé Diarrhea Planet (Planète Diarrhée, je me devais d’en faire la traduction!) qui a ouvert la soirée qui s’annonçait intéressante. Les musiciens de Nashville, 6 au total dont pas moins de 4 guitaristes, ont pris possession de la scène et ont commencé solidement avec une pièce à résonnance punk rock des plus entraînantes. Non seulement ils sont 4 à jouer de la guitare mais également 4 à chanter à tour de rôle ou parfois tous en chœur. Peu importe celui qui chantait, ils avaient tous une voix sublimement rauque à la Chuck Ragan. J’ai aimé leur cohésion entre eux et surtout leur ouverture avec le public. Ils ont fait du body surfing sur la foule pendant qu’ils jouaient de leurs instruments, ont fait plusieurs blagues et un des gars en pause de jouer faisait une danse lascive avec sa guitare. Leur musique m’a conquise rapidement et malgré que la foule soit restée stoïque, je crois que plusieurs personnes les ont apprécié, à voir tous les regards de satisfaction rivé sur le groupe.

Justin Hawkins vêtu d’un One piece en lycra hyper moulant au motif de léopard et son groupe The Darkness sont apparus à leur tour sur la scène sous un air de musique classique. Leur dernier passage à Montréal remontait à 2013 et ce fût ma première fois que je les voyais. Bien que le parterre fût plein à craquer, les fans ont pris un peu de temps avant d’acclamer le groupe convenablement. Après la première pièce, Justin a voulu être généreux et a tâché d’envoyer des pics de guitares à ses fans en jouant au "hacki’’, opération plus ou moins réussie car ceux-ci retombaient sur la scène.

Dès la 3e chanson, il s’est mis à vouloir pratiquer son français (et sans doute pour entrer dans le thème de la tournée ‘’Tour De Prance’’) en interagissant avec les fans qui se sont fait plaisir de l’aider! Et c’est ainsi, entre les chansons, qu’il aura parlé pendant près de la moitié de la performance. Bien que ce fût drôle à quelques reprises, comme quand il a voulu traduire les paroles ‘’suce ma graine’’ qu’il a intégré à la chanson Every Inch Of You, son manège m’est vite devenu lassant et j’avais hâte qu’il enchaîne musicalement. Malgré tous ces arrêts, les fans ont semblé rester intéressés et charmés par le personnage. Pour leur part, les pièces ont toutes été parfaitement exécutées avec les solos de guitare de Dan Hawkins (oui, c’est le frère de Justin) et la solide batterie de Rufus Tiger Taylor.

À la fin de chaque chanson, Justin sautait inévitablement du sol ou directement de la plateforme de la batterie. Vers la fin de leur performance, il s’est même retrouvé la tête à l’envers, appuyé sur cette plateforme. Pour le rappel, nous avons dû être patients car ça lui a pris au moins 5 minutes à troquer son One piece pour un short moulant. L’attente aura valu la peine car c’est à ce moment-là qu’ils ont joué I Believe In A Thing Called Love et 2 autres pièces. La performance générale de The Darkness a été appréciée du public mais pour ma part, puisque je ne connaissais qu’une chanson, j’étais contente de quitter la salle.

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