12 Mai 2018

The Sword : Critique et photos du spectacle à Montréal (2018)

Les Foufounes électriques recevaient de la grande visite ce soir : le groupe rock stoner du Texas The Sword. Les Américains revenaient dans notre métropole avec une toute nouvelle tournée pour leur dernier album Used Future, paru plus tôt cette année. 

C’est le groupe montréalais Prieur&Landry qui était mandaté de réchauffer la salle à moitié pleine, pourvue de gens de toutes les tranches d’âge et de différentes strates sociales. J’étais curieuse de découvrir qui ils étaient, car avant le mois de mars, je n’en avais jamais entendu parler. Leur prestation devait commencer à 9h, mais c’est seulement à 9h10 que les gars sont apparus sur la scène pour tuner leurs instruments.

Le guitariste Gab Prieur s’est mis à lancer les premières notes à saveur grunge et ce fût pour moi une agréable surprise de comparer sa voix à celle de Kurt Cobain. J’ai trouvé impressionnant qu’ils ne soient que 2 musiciens (batterie et guitare/voix).

Pour la présence scénique, on y reviendra. Prieur s’est adressé à la foule dans un québécois brut à quelques reprises pour soit annoncer le titre d’une chanson ou pour mentionner qu’ils avaient été appelés à peine 24 heures avant le concert pour y jouer. Malgré le court délai de préparation, je trouve qu’ils ont été efficaces pour une ouverture, mais Prieur&Landry n'avait peut-être pas tout à fait l’expérience pour ouvrir pour un groupe tel que The Sword.

Nous n’avons pas eu à attendre trop longtemps que The Sword vienne remplir à son tour sa partie de la soirée. Les fans attentifs avaient tous les yeux rivés sur le groupe dès la première pièce, Seven Sisters et c’est à la 2e pièce, Empty Temples, que les gens ont commencé à se dégourdir et à acclamer le groupe.

Bien qu’il soit un jeune groupe (formé depuis 2003), The Sword sonne vraiment Old School avec son rock Stoner. Tout au long de la prestation, j’étais hypnotisée par la voix de Cronise qui était parfaitement calibrée à l’ensemble des riffs ‘’ bad ass’’ de chacun des musiciens. C’est lors de la 4e chanson, Tres Brujas, que les fans devant la scène se sont le plus manifestés. Le ton était alors officiellement donné et la soirée s’annonçait agréable.

Les fans sont restés captivés tout le long en encourageant sobrement les musiciens. Pendant Maiden, Mother & Crone, j’ai été surprise d’apercevoir un trash se former, moment le plus actif de la soirée.

Le set global était riche musicalement avec plusieurs longues parties instrumentales seulement. J’ai trouvé que l’accord entre la progression et la dépression des rythmes étaient savamment calculé, les notes toujours parfaites, les intensités toujours justes. Les paroles se faisant quand même rares à certains moments, étaient toujours bien agencées.

La plupart des pièces étaient guidées par le rythme de la guitare de Kyle Shutt, quelques-unes débutaient avec le piano et le synthétiseur pilotés par Bryan Richie. Bien sûr, le groupe n’aurait pas été complet sans Santiago derrière sa batterie, qui savait pertinemment à quelle intensité frapper sur ses peaux pour que tous les fans se sentent imprégnés par les mélodies.

Je ne sais pas si c’est parce qu’il n’y avait pas beaucoup de paroles, mais Cronise ne s’est pratiquement pas adressé à ses fans malgré de nombreuses occasions pour le faire. Seulement quelques mercis ici et là ont été entendus. Bien que la salle ne fût pas pleine, il y avait une bonne assistance au début. Tout au long de la performance, elle s’est vidée tranquillement, laissant les vrais fans apprécier, selon moi ce chef d’œuvre, jusqu’à la fin. The Sword a été pour moi une superbe découverte et je continuerai incontestablement à les écouter!

Lu 1097 fois Dernière modification le samedi, 12 mai 2018 09:56
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