09 Jui 2018

30 Seconds To Mars : Critique et photos du spectacle (2018)

Je me suis rendue jusqu’à la Place Bell à Laval où le groupe 30 Seconds To Mars performait en cette journée magnifiquement ensoleillée.

(Les californiens n’ont pas dû être trop traumatisés par notre climat hostile des derniers jours qui leur aura été favorable!). La tournée nord-américaine Monolith avait pris son envol à Toronto le 5 juin dernier et c’est avec une certaine fierté que nous étions prêts à assister à cette 3e date au calendrier.

C’est d’abord un groupe nommé Joywave qui a entamé la soirée dont le chanteur s’est présenté accoutré d'une veste à paillettes et a commencé sans attendre avec un Ô canada bien senti. Tout au long de la performance, il a passé autant de temps à parler aux gens qu'à chanter, en mentionnant à quel point il était content d'avoir enfin réussit à jouer ailleurs qu'à Osheaga. Ses interventions marquées par quelques changements de "costumes" ont semblé être appréciées et accueillies positivement par le public qui a acclamé poliment le groupe à la fin de chaque pièce. Du rock rythmé qui ressemblait à beaucoup d’autres groupes.

Ensuite, nous avons eu droit à une intro électro mystérieuse où une chanteuse énergique à la voix divine s'est jointe aux 5 musiciens en dansant au rythme tantôt de la basse, tantôt du saxophone ou de la batterie. Elle me fût très impressionnante a bouger autant sans arrêt tout en gardant le rythme sans sembler être essoufflée. Tout comme la majorité des gens, je ne connaissais pas Misterwives mais je me suis facilement laissé entrainer par leur musique à savoir parfois pop, parfois R' N' B. Vers le milieu de leur performance, j'ai été agréablement surprise d'entendre une magnifique interprétation de "Dreams" des Cranberries. Additionné du saxophone, c'était magique! La reprise de Destiny's Child "Survivor" a été bien appréciée du public également. Bref, ce fût une découverte intéressante.

Plus tard, nous avons goûté à une musique aux saveurs ‘’hawaïennes’’ pendant que les gars de Walk The Moon s'installaient sur la scène. Ça n'a pris que quelques secondes pour que le chanteur explose d'énergie en dansant frénétiquement et cela, jusqu’à la fin de la prestation. Des effets visuels lumineux s’étaient mis de la partie en balayant la place Bell en suivant le rythme de la guitare et de la batterie. Encore une fois, le groupe à la musique très rythmée avec plusieurs touches d'électro et à résonnance des années 80 a su charmer les fans. Le parterre qui était alors à moitié plein n'a pas arrêté de grouiller jusqu'à la fin.

Peu de temps avant que les principaux intéressés entrent sur la scène dorénavant épurée avec seulement la batterie de Shannon en avant plan, l'intensité de l'éclairage a diminué et la foule entière s'est mise à hurler. Des panneaux descendaient lentement pour former une genre de cage entourant la batterie. C'est au son de la batterie que ceux-ci se sont levés pour dévoiler Jared Leto vêtu d’un complet à paillettes or.

Tout au long de la prestation, ces panneaux ont créé divers effets visuels originaux. Les fans quant à eux ont chanté, crié et dansé dès la première pièce Up In The Air et ce, jusqu’à la fin. J’avais l’impression d’être dans un méga rave. Jared faisait faire aux fans (totalement envoutés par son charisme) tout ce qu’il voulait: les faisant accroupir en dansant pour les faire ensuite sauter sur place au son de la musique électro; ou en les faisant chanter les chansons que tous semblaient connaître par chœur.

Les frères Leto étaient accompagnés d’un guitariste resté en retrait derrière la batterie et Jared a su occuper aisément la scène qui d’abord m’apparaissait gigantesque pour une seule personne. Il avait l’espace suffisant pour tournoyer sur lui-même, mouvement qu’il a pratiqué à plusieurs reprises. Au moment de la 3e chanson This Is War, il y a eu une envolée de ballons géants qui se sont promenés partout sur le parterre.

Ma plus grande déception de la soirée a été quand je me suis aperçue que les chansons sont toutes préenregistrées et que Jared chantait par-dessus! Quand il a entamé Dangerous Night, il n’a pas chanté toutes les parties vocales alors, même s’il ne chantait pas à certains moments, le chant continuait sans lui.

Sur une note plus positive, le moment que j'ai préféré c'est quand la salle a été plongée dans le noir et que la pièce instrumentale Pyres Of Varanasi à résonnance orientale a marqué une petite pause. Les lumières se sont rallumées en même temps que The Kill a commencé. Jared s’est retrouvé sur la plateforme qui le soulevait dans les airs avec la batterie directement en dessous… Y aurait pas fallu que ça tombe!

Mon verdict: l’animation visuelle aura été impressionnante mais côté musical, je ne trouve pas que c’était le concert de l’année.

Lu 3292 fois Dernière modification le samedi, 09 juin 2018 02:51
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