21 Jui 2018

Insomnium: Critique et photos du spectacle à Montréal (2018)

La formation Insomnium était de passage au Foufounes Électrique en ce mercredi soir. Afin de les accompagner, nous avions droit à trois bonnes formations : Hands Of Despair, Sanguine Glacialis et Oceans of Slumber.

C'était Hands Of Despair qui avait la lourde tâche d'entamer les hostilités. Malgré que la soirée était à ses débuts, il y avait déjà une bonne foule au Foufs. La troupe québécoise a été fidèle à elle-même et a donné une bonne prestation, mais pas quelque chose de sensationnel. Il faut dire qu'avec le peu d'espace dont ils disposaient ce n'était pas chose facile. Côté son, la formation a été plus que choyée, ce qui annonçait bien le reste de la soirée.

 

Sanguine Glacialis secondait donc sur la petite scène. Si le groupe précédent n'a pas eu de problème avec le son, celui-ci a été un peu moins chanceux. Dès la première pièce, la voix mielleuse de Maude était complètement inaudible. D'ailleurs, bien que cela se soit réglé, la foule n'a pas hésité de crier au technicien de hausser le volume. Hormis cette lacune, le reste s'est bien déroulé. Les chansons rentraient au poste au grand plaisir des admirateurs. Malheureusement, c'était le dernier concert du guitariste Rémi LeGresley avec la troupe, mais celui-ci a choisi une bonne soirée pour dire ses au revoir à Sanguine Glacialis.

 

C'était alors au dernier groupe avant la tête d'affiche : Oceans Of Slumber. Débarquée tout droit du Texas, la formation nous est arrivée avec un métal lourd, lent, mais assez efficace. On pouvait voir plusieurs têtes hocher, mais la foule était surtout attentive à la prestation. Sinon, j'ai trouvé que le groupe a offert un bon show avec des musiciens qui ont une bonne présence. Toutefois, j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas vraiment de complicité entre les musiciens, car à aucun moment on n’a pu apercevoir deux musiciens échanger quelque chose. Pas même un regard. De plus, outre pour dire au revoir, il n'y a eu aucune interaction avec la foule. En somme, c'était un bon spectacle, mais avec des points faibles qui m'ont laissé un petit goût amer

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Insomnium était donc de retour après quelques mois d'absence. Personnellement, la dernière fois que j'ai eu la chance de voir la troupe, c'était au Heavy Montréal il y a quelques années. De plus, ce n'était définitivement pas la même chose puisque deux des musiciens étaient manquants, dont le chanteur. J'avais donc hâte de voir la troupe avec Niilo Sevänen. Malheureusement, Ville Friman n’était pas encore de la partie, mais son remplaçant habituel Nick Cordles est un choix judicieux afin de garder le fort. Comme nous avions affaire à la tournée pour Winter's Gate, je m'attendais à entendre des fragments de ce dernier opus, mais à mon grand bonheur, ainsi que de tous les fans réunis, c'est dans son intégrité que les Finnois ont interprété la chanson de 40 minutes. La réception positive des fans fut rapidement démontrée puisqu’un gigantesque mosh pit s’est dessiné sur le parterre, et ce, dans un temps record. D’ailleurs, l’engouement pour cet événement était plus que perceptible, car le groupe n’avait pas encore joué une note que déjà on pouvait entendre d’assourdissantes acclamations. Bien sûr, la formation ne s’est pas permis de performer seulement Winter’s Gate, car après un bref entracte elle est retournée sur scène afin de faire un second ‘’set’’. Dans celui-ci on put entre-autre entendre While We Sleep, The Killjoy, Weather The Storm, The Promethean Song et, en guise de rappel, Only One Who Waits. J’aurais aimé avoir One For Sorrow aussi, mais bon, on ne peut pas tout avoir. Décidément, Insomnium a livré un excellent spectacle et pour moi il est certain que ce dernier figura dans mes meilleurs de l’année.

 

Finalement, quelle soirée de feu nous avons été témoin! Que des bons groupes et de la bonne musique que nous avons eu la chance de contempler. Personnellement, je ne serais pas surpris de voir Insomnium revenir bientôt, car la formation a semblé plus qu’impressionnée par l’incroyable foule qu’elle a eu à faire face.

 

 

Lu 1682 fois Dernière modification le jeudi, 21 juin 2018 09:14
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