01 Mar 2019

In Flames : Entrevue avec Anders Fridén avant sa visite à Montréal (2019) Spécial

Musik Universe a discuté avec Anders Fridén, chanteur de la formation In Flames au sujet du nouvel album I, The Mask et du passage du groupe avec Within Temptation à Montréal le 5 mars prochain.

MU : Salut, comment ça va ?

ANDERS FRIDÉN : Je vais très bien. Je suis en train de relaxer à la maison, de prendre une bière, de parler avec toi.

MU : Le groupe vient de lancer l’album I, the Mask aujourd’hui, le 1er mars. J’aimerais parler avec toi de la chanson titre. Peux-tu m’en dire un peu plus sur la signification et l’histoire derrière ce morceau ?

ANDERS FRIDÉN : Eh bien, dans la vie, nous portons tous des masques, et ce, dans toutes sortes de contextes différents. C’est un peu comme un instinct de survie pour faire face au monde qui nous entoure. Certains en portent plus souvent que d’autres. Porter un masque nous aide à surpasser la misère et la tristesse que nous pouvons rencontrer pour aller de l’avant pour un meilleur futur. Ça s’applique à tout le monde. Il faut bien connaître ce qui se trouve autour de nous. C’est encore plus vrai à l’époque actuelle avec la prévalence des réseaux sociaux et la pression que nous avons pour montrer que notre vie est parfaite. La réalité, c’est que ce n’est pas aussi parfait que les gens le laissent croire. Si on pousse l’illusion trop loin, ça peut nous exploser en plein visage et c’est difficile de s’en sortir.

MU : Est-ce que ça veut dire que toutes les chansons de l’album s’inspirent de cette idée ?

ANDERS FRIDÉN : Cette idée sert de base, mais il y a bien plus que juste ça. C’est plus profond. Pour moi, écrire des paroles, c’est un peu comme une thérapie. C’est ma façon de représenter le masque que je porte. J’espère que d’autres personnes pourront s’identifier aux paroles en les interprétant à leur façon.

MU : Sur l’album, il y a beaucoup de chansons plus « lourdes ». Est-ce que vous vouliez prouver quelque chose ou vous vouliez faire changement ?

ANDERS FRIDÉN : Non, pas vraiment. Les gens nous connaissent déjà. C’est venu tout seul, par adon. Quand on compose, on compose un album, pas des chansons séparées. J’aimerais que les gens puissent voir l’ensemble de l’album comme un tout et non par morceaux.

MU : Parlant de composition, quelle est votre approche actuelle ? Comment se compare-t-elle à votre processus au début de votre carrière ?

ANDERS FRIDÉN : C’est très différent. Au début, nous ajoutions nos idées au fur et à mesure qu’elles nous passaient par la tête. Après quelques albums, cela a changé. Après quelques albums, la composition musicale se faisait en premier, puis j’ajoutais ma voix en dernier. Je ne laissais personne toucher à mes créations vocales. Maintenant, nous sommes plus ouverts aux idées des uns et des autres. L’album (I, the Mask) a été composé à Los Angeles. Nous nous sommes installés dans un petit studio d’enregistrement de démos et nous y avons composé tout l’album. Nous étions très bien préparés pour l’enregistrement en studio.

MU : Le groupe sera de passage à Montréal le 5 mars, en première partie de Within Temptation. Je me demandais s’il y avait des plans pour un passage d’In Flames en tant que tête d’affiche à Montréal, plus tard cette année. 

ANDERS FRIDÉN : Pour l’instant, il n’y a pas de dates. J’aimerais vraiment revenir. Nous aimons être de passage à Montréal et nous aimons visiter le Canada. C’est à voir si nous reviendrons cette année.

MU : Sur une note plus personnelle, as-tu un rituel que tu fais avant d’aller sur scène ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui t’aide à te sentir prêt et à l’aise avant un spectacle ?

ANDERS FRIDÉN : J’écoute de la musique, je bois un tout petit peu de whisky et je fais quelques exercices pour échauffer ma voix. Ensuite, je monte sur scène. Je prends ça très relax dans les coulisses.

MU : Les fans qui te connaissent très bien savent que tu es occupé en dehors d’In Flames. Tu es passionné de bière, de gin et tu as même ta propre marque de vêtements. Comment trouves-tu le temps de faire tout ça ?

ANDERS FRIDÉN : Je ne sais pas ! 24 heures dans une journée, ce n’est pas assez. Pour moi, c’est difficile de ne rien faire. En plus, j’ai la chance de pouvoir faire tout ça. C’est mieux que je le fasse maintenant que d’attendre que je sois trop vieux et en mauvaise forme. J’ai du plaisir à la faire et ça représente bien qui je suis. J’ai même ma propre brasserie. J’aime bien manger, bien boire ! Je ne veux pas gaspiller mon temps.

MU : As-tu d’autres projets à venir ?

ANDERS FRIDÉN : Non, pas pour l’instant. Je me concentre surtout sur le nouvel album et In Flames, puisque le lancement a lieu aujourd’hui.

MU : Quand vous faites un nouvel album, est-ce que vous vous assurez d’avoir un son qui est caractéristique d’In Flames ou est-ce que ça vient tout seul ?

ANDERS FRIDÉN : Ça se fait naturellement. Peu importe ce qu’on va faire, ça va toujours sonner comme du In Flames. Au fil du temps, il y a bien sûr eu des changements, comme au niveau de la production par exemple. Par contre, il y a toujours des éléments qui nous sont chers et qui se retrouvent sur tous les albums. À nos débuts, toutes les mélodies étaient jouées par les guitares. Aujourd’hui, on y inclut la basse, la voix et même le clavier. Peu importe comment nous le faisons, l’essence est la même.

MU : Avec In Flames, il y a eu une belle évolution du son. Est-ce que tu aimes toujours jouer ton vieux matériel et les chansons plus extrêmes ?

ANDERS FRIDÉN : Oui, bien sûr. Mercredi, nous avons joué des chansons de l’album Colony. J’aime chanter ces chansons. Je ne changerais rien à nos plus vieux albums. C’est juste que nous écrivions différemment et le résultat n’était pas le même qu’aujourd’hui. Nous avons appris à écrire des chansons qui se jouent bien en live. J’aime tout ce que nous avons fait dans le passé. Je suis très reconnaissant de pouvoir continuer à faire ce que j’aime.

MU : La date de lancement de l’album I, the Mask est le 1er mars. Est-ce que le groupe a prévu le lancement d’un simple ou d’un vidéoclip ?

ANDERS FRIDÉN : Oui, le vidéoclip pour la chanson Call My Name est lancé la même journée.

MU : Merci Anders. Nous avons très hâte de te voir à Montréal.

ANDERS FRIDÉN : Merci ! 

 

ENTREVUE : Patryk Pigeon
TRADUCTION : Christelle Zelaya


MU : Salut, comment ça va ?

ANDERS FRIDÉN : Je vais très bien. Je suis en train de relaxer à la maison, de prendre une bière, de parler avec toi.

MU : Le groupe vient de lancer l’album I, the Mask aujourd’hui, le 1er mars. J’aimerais parler avec toi de la chanson titre. Peux-tu m’en dire un peu plus sur la signification et l’histoire derrière ce morceau ?

ANDERS FRIDÉN : Eh bien, dans la vie, nous portons tous des masques, et ce, dans toutes sortes de contextes différents. C’est un peu comme un instinct de survie pour faire face au monde qui nous entoure. Certains en portent plus souvent que d’autres. Porter un masque nous aide à surpasser la misère et la tristesse que nous pouvons rencontrer pour aller de l’avant pour un meilleur futur. Ça s’applique à tout le monde. Il faut bien connaître ce qui se trouve autour de nous. C’est encore plus vrai à l’époque actuelle avec la prévalence des réseaux sociaux et la pression que nous avons pour montrer que notre vie est parfaite. La réalité, c’est que ce n’est pas aussi parfait que les gens le laissent croire. Si on pousse l’illusion trop loin, ça peut nous exploser en plein visage et c’est difficile de s’en sortir.

MU : Est-ce que ça veut dire que toutes les chansons de l’album s’inspirent de cette idée ?

ANDERS FRIDÉN : Cette idée sert de base, mais il y a bien plus que juste ça. C’est plus profond. Pour moi, écrire des paroles, c’est un peu comme une thérapie. C’est ma façon de représenter le masque que je porte. J’espère que d’autres personnes pourront s’identifier aux paroles en les interprétant à leur façon.

MU : Sur l’album, il y a beaucoup de chansons plus « lourdes ». Est-ce que vous vouliez prouver quelque chose ou vous vouliez faire changement ?

ANDERS FRIDÉN : Non, pas vraiment. Les gens nous connaissent déjà. C’est venu tout seul, par adon. Quand on compose, on compose un album, pas des chansons séparées. J’aimerais que les gens puissent voir l’ensemble de l’album comme un tout et non par morceaux.

MU : Parlant de composition, quelle est votre approche actuelle ? Comment se compare-t-elle à votre processus au début de votre carrière ?

ANDERS FRIDÉN : C’est très différent. Au début, nous ajoutions nos idées au fur et à mesure qu’elles nous passaient par la tête. Après quelques albums, cela a changé. Après quelques albums, la composition musicale se faisait en premier, puis j’ajoutais ma voix en dernier. Je ne laissais personne toucher à mes créations vocales. Maintenant, nous sommes plus ouverts aux idées des uns et des autres. L’album (I, the Mask) a été composé à Los Angeles. Nous nous sommes installés dans un petit studio d’enregistrement de démos et nous y avons composé tout l’album. Nous étions très bien préparés pour l’enregistrement en studio.

MU : Le groupe sera de passage à Montréal le 5 mars, en première partie de Within Temptation. Je me demandais s’il y avait des plans pour un passage d’In Flames en tant que tête d’affiche à Montréal, plus tard cette année. 

ANDERS FRIDÉN : Pour l’instant, il n’y a pas de dates. J’aimerais vraiment revenir. Nous aimons être de passage à Montréal et nous aimons visiter le Canada. C’est à voir si nous reviendrons cette année.

MU : Sur une note plus personnelle, as-tu un rituel que tu fais avant d’aller sur scène ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui t’aide à te sentir prêt et à l’aise avant un spectacle ?

ANDERS FRIDÉN : J’écoute de la musique, je bois un tout petit peu de whisky et je fais quelques exercices pour échauffer ma voix. Ensuite, je monte sur scène. Je prends ça très relax dans les coulisses.

MU : Les fans qui te connaissent très bien savent que tu es occupé en dehors d’In Flames. Tu es passionné de bière, de gin et tu as même ta propre marque de vêtements. Comment trouves-tu le temps de faire tout ça ?

ANDERS FRIDÉN : Je ne sais pas ! 24 heures dans une journée, ce n’est pas assez. Pour moi, c’est difficile de ne rien faire. En plus, j’ai la chance de pouvoir faire tout ça. C’est mieux que je le fasse maintenant que d’attendre que je sois trop vieux et en mauvaise forme. J’ai du plaisir à la faire et ça représente bien qui je suis. J’ai même ma propre brasserie. J’aime bien manger, bien boire ! Je ne veux pas gaspiller mon temps.

MU : As-tu d’autres projets à venir ?

ANDERS FRIDÉN : Non, pas pour l’instant. Je me concentre surtout sur le nouvel album et In Flames, puisque le lancement a lieu aujourd’hui.

MU : Quand vous faites un nouvel album, est-ce que vous vous assurez d’avoir un son qui est caractéristique d’In Flames ou est-ce que ça vient tout seul ?

ANDERS FRIDÉN : Ça se fait naturellement. Peu importe ce qu’on va faire, ça va toujours sonner comme du In Flames. Au fil du temps, il y a bien sûr eu des changements, comme au niveau de la production par exemple. Par contre, il y a toujours des éléments qui nous sont chers et qui se retrouvent sur tous les albums. À nos débuts, toutes les mélodies étaient jouées par les guitares. Aujourd’hui, on y inclut la basse, la voix et même le clavier. Peu importe comment nous le faisons, l’essence est la même.

MU : Avec In Flames, il y a eu une belle évolution du son. Est-ce que tu aimes toujours jouer ton vieux matériel et les chansons plus extrêmes ?

ANDERS FRIDÉN : Oui, bien sûr. Mercredi, nous avons joué des chansons de l’album Colony. J’aime chanter ces chansons. Je ne changerais rien à nos plus vieux albums. C’est juste que nous écrivions différemment et le résultat n’était pas le même qu’aujourd’hui. Nous avons appris à écrire des chansons qui se jouent bien en live. J’aime tout ce que nous avons fait dans le passé. Je suis très reconnaissant de pouvoir continuer à faire ce que j’aime.

MU : La date de lancement de l’album I, the Mask est le 1er mars. Est-ce que le groupe a prévu le lancement d’un simple ou d’un vidéoclip ?

ANDERS FRIDÉN : Oui, le vidéoclip pour la chanson Call My Name est lancé la même journée.

MU : Merci Anders. Nous avons très hâte de te voir à Montréal.

ANDERS FRIDÉN : Merci !

Lu 4308 fois Dernière modification le vendredi, 01 mars 2019 16:20
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